Biographie
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Gérald Collot (*1927, Paris – †2016, Montigny-le-Bretonneux), est le fils d’Ernest-René Collot (1904-1955), peintre de l’École de Pontoise et critique d’art ayant étudié avec Othon Friesz. Sa mère, Germaine Tisserand, fille d’un passementier parisien d’ascendance lorraine, décède alors qu’il a dix-huit mois. Le jeune Gérald passera la majeure partie de son enfance dans un orphelinat parisien.
Gérald Collot commence à peindre de façon autodidacte en 1946 et expose pour la première fois à Nancy en 1954. Parallèlement, il effectue des études supérieures d’archéologie et d’histoire de l’art qu’il achève en 1955 avec un mémoire consacré au peintre et graveur lorrain Étienne Cournault.
Artistiquement proche d’Alfred Manessier et Roger Bissière, il expose en 1955 à la Galerie du Haut-Pavé et participe à de nombreux salons parisiens, acquérant ainsi peu à peu une place significative au sein de l’École de Paris.
En 1957, Gérald Collot est nommé conservateur des Musées de Metz, poste qu’il conserve jusqu’en 1986. Il y marque durablement la muséographie française en concevant trente-cinq nouvelles salles consacrées à l’histoire et à l’archéologie, chacune dotée de couleurs, de rythmes, d’éclairages, d’atmosphères et de volumes différents, donnant au visiteur l’impression de progresser au sein même de l’esprit d’un artiste visionnaire.
Il développe considérablement les collections du musée, exerçant – contre vents et marées – une politique audacieuse d’expositions et d’acquisitions, principalement dans le domaine de l’abstraction (Alechinsky, Bazaine, Bertholle, Bissière, Cournault, Debré, Estève, Kallos, Lapicque, Manessier, Pignon, Soulages, Szenes, Ubac, van Velde, Villon, Wercollier, Za Wouki…)
Parallèlement, il produit une œuvre considérable – peintures, sculptures-objets (contrepoints, séquentiels, claires-voies), tentures sur papier, livres peints, vitraux – au sein de laquelle abstraction lyrique rime avec rythme et couleur.
En 1987, à l’invitation de Jean Bazaine, Gérald Collot réalise, sur le thème de la mort et de la résurrection, un vitrail emblématique de toute son œuvre pour l’une des chapelles latérales de la Cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges.
Expositions personnelles : Galeries Pierre Domec, Viland et Galanis, Bellint, Jaquester (Paris) ; Couper Gallery (London) ; Galerie du Luxembourg (Grand-Duché du L.) ; Pont de l’Arche, Mers-les-Bains (France).
Ses œuvres sont présentes notamment dans les collections de l’État français, de la Ville de Paris, des Musées de l’État du Luxembourg, de l’Université de Saint-Louis (USA).
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Gérald Collot (born 1927 in Paris, died 2016 in Montigny-le-Bretonneux) was the son of painter and art critic Ernest-René Collot (1904–1955), himself a disciple of Othon Friesz. His mother, Germaine Tisserand, daughter of a Parisian passementier of Lorraine descent, died when he was eighteen months old. The young Gérald spent most of his childhood in a Parisian orphanage.
Gérald Collot began painting as a self-taught artist in 1946 and exhibited for the first time in Nancy in 1954. At the same time, he pursued higher studies in archaeology and art history, which he completed in 1955 with a mémoire devoted to the Lorrain painter and engraver Étienne Cournault.
Artistically close to Alfred Manessier and Roger Bissière, he exhibited at the Galerie du Haut-Pavé in 1955 and participated in numerous Parisian salons, gradually acquiring a significant place within the École de Paris.
In 1957, Gérald Collot was appointed curator of the Museums of Metz, a position he held until 1986. He made a lasting mark on French museography by designing thirty-five new rooms devoted to history and archaeology, each with different colors, rhythms, lighting, atmospheres, and volumes, giving visitors the impression of progressing within the very mind of a visionary artist.
He considerably expanded the museum’s collections, pursuing —against all odds— an audacious program of exhibitions and acquisitions, mainly in the field of abstraction (Alechinsky, Bazaine, Bertholle, Bissière, Cournault, Debré, Estève, Kallos, Lapicque, Manessier, Pignon, Soulages, Szenes, Ubac, van Velde, Villon, Wercollier, Zao Wou-ki, etc.).
At the same time, he produced a considerable body of work —paintings, sculptures-objects (counterpoints, sequentials, claires-voies), tapestries on paper, painted books, stained-glass windows— in which lyrical abstraction blends with rhythm and color.
In 1987, at the invitation of Jean Bazaine, Gérald Collot created a stained-glass window on the theme of death and resurrection, emblematic of his entire body of work, for one of the side chapels of the Cathedral of Saint-Dié-des-Vosges.
Solo exhibitions: Pierre Domec, Viland et Galanis, Bellint, and Jaquester galleries (Paris); Couper Gallery (London); Galerie du Luxembourg (Grand Duchy of Luxembourg); Pont de l’Arche, Mers-les-Bains (France).
His works are included in the collections of the French State, the City of Paris, the Museums of the State of Luxembourg, and Saint Louis University (USA).











